Quand Bergevin joue au Père Noël...

On peut dire sans se tromper, qu'à ses premières années comme DG, Marc Bergevin ressemblait plus à Séraphin qu'au Père Noël. Les PK Subban, Andrei Markov et Alex Radulov frappèrent à sa porte, mais, comme il y a 2000 ans alors que Joseph et Marie tapèrent les portes de Bethléem à la recherche d'un abri pour la nuit, aucune porte ne leur a été ouverte.


Puis pouf! Il y a 3 ou 4 ans, Marc s'est soudainement transformé en Saint Nicolas. Acquérir volontiers l'énorme contrat du bon vieux Shea Weber, resigner Carey Price à un contrat faramineux (et décider de bâtir une équipe gagnante autour d'un gardien, viellisant de surcroit- recette n'ayant jamais mené au succès), en plus de récompenser généreusement (voir "surpayer") Jonathan Drouin, ainsi que de laisser plusieurs autres cadeaux sous l'arbre au cours des dernières années (voir Brendan Gallagher, Paul Byron et David Savard). Sans oublier, évidemment, le plus beau des cadeaux: celui offert à Karl Alzner il y a quelques années.


À la lumière de ce qu'on voit cette saison, les contrats de Tyler Toffoli et Josh Anderson ne semblent pas, non plus, êtres des aubaines. Celui de Suzuki? Ça m'apparaît plutôt être une réaction défensive au fait que Bergevin n'ai pu trouver un terrain d'entente avec Jesperi Kotkaniemi cette été. Il appréhendait probablement une autre offre hostile l'an prochain et s'est précipité de signer le numéro 14. Peu importe la raison, c'est trop payé pour un joueur qui devrait, dans une bonne équipe, être une 2ième centre (ou même 3ième dans des équipes bien garnies au centre tel que Toronto, Colorado ou la Floride).


En termes de rapport qualité-prix on a donc le droit de questionner le travail de l'architecte de cette équipe. Weber, Price, Byron, Drouin, Savard et Gallagher, on parle de près de 40 millions de dollars dépensés sur 6 joueurs, 5 étant déja dans la trentaine.


La réalité frappe aux yeux.


La marge de manoeuvre du futur remplaçant de Bergie est presque nul. Le Canadien doit espérer que Weber annoncera sa retraite prochainement, ou, possiblement, qu'ils trouveront preneur pour son monstrueux contrat (selon certains rapports cette semaine, il pourrait y avoir de l'intérêt, dû à la structure du contrat et la flexibilité que cela offrirait à une équipe ex: d'aller au-delà du cap salariale....Tampa? Toronto? hmm). Et qui sait, peut être que son ami Carey, devenu plus un comparse ces dernières années (malgré des séries éliminatoires exceptionnels j'en conviens) choisira aussi de l'imiter.


Une chose est certaine, le Canadien se retrouve dans de beaux draps: peu de jeunes joueurs de talents ou d'espoirs de haut niveau, un noyau vieillisant et ayant des problèmes de santé récurrents, une compétition féroce dans sa division, et, tel que mentionné, trop de contrats à long terme donnés à des joueurs qui ne sont plus dans la fleur de l'âge.


Il serait vivement souhaitable que Seraphin reprenne les rênes de l'équipe. Qu'il change la philosophie de l'équipe et devienne un peu plus pingre quand vient le temps d'offrir des contrats. Ça ne peut, dans les faits, être pire que ce qu'on a vu ces dernières années de la part du père noël en charge de l'équipe....










3 views0 comments