Jonathan Drouin peut-il revenir en force?

Le 15 juin 2017 une bombe tombe sur Montréal. Le CH vient d'échanger son meilleur espoir, Mikhail Sergachev. Défenseur gaucher, une denrée rare, venait de quitter l'organisation. Ce n'était pas sans rappeler l'échange controversé, moins d'une décennie plus tôt, alors que le Canadien avait aussi troqué un top espoir en Ryan McDonaugh pour un autre attaquant.


Évidemment, on ne peut (?) comparer Scott Gomez à Jo Drouin. Lors de son acquisition, Drouin, joueur dans la fleur de l'âge, semblait en voie de devenir une super vedette, alors que Gomez lui entrait dans sa trentaine et était probablement sur sa pente descendante. Tout de même, à la lumière de ce qu'on voit depuis le début de cette saison (et ceux qu'on a vu durant une bonne partie de la saison dernière) il y a lieu de se demander si Jonathan n'est pas lui aussi sur la seconde moitié de sa carrière.


Athlète de 26 ans, bourré de talent, fluide sur ses patins, qui jadis était considéré comme un des meilleurs manieurs de rondelle de la LNH, déjà sur son déclin? Eh bien oui! Avec 2 buts en 44 matchs il y a lieu de peser sur le fameux bouton de panique! Le Commissaire fait appel à la Chauve-Souris, au Chevalier noir, car Gotham semble avoir réellement consumé notre cher Jo. Au-delà de son nombre buts, c'est son manque d'engagement, son jeu frileux, sa lenteur à réagir à ce qui se passe devant lui, qui inquiètent énormément.


Il ne fait aucun doute que ses commotions cérébrales, ses nombreuses blessures dont la dernière gracieuseté du train de minuit Sibérien (Oevechkin), ont contribué grandement à sa descente aux enfers. Il n’y a probablement plus lieu d’espérer qu’il deviendra un jour la vedette (francophone) attendu depuis des années à Montréal, mais honnêtement est-il capable de contribuer sur une 3ième ligne, d’être un joueur fiable des deux cotés de la patinoire? À mon avis, la réponse ne fait aucun doute, il nous l’a montré lors des dernièeres séries éliminatoires qu'il demeure un habile passeur, et qu'il a toujours un coup de patin plus que passable (en plus d'un bon hockey IQ).


Mais de délaissé son équipe à ce moment-ci, alors qu’elle en arrache, qu’elle peine à gagner deux matchs consécutifs, et qu’elle doive aussi dealer présentement avec plusieurs attaquants blessés (Byron, Tatar, Gallagher), disons que le timing n’était pas idéal. On ne peut douter du fait qu’il éprouve des problèmes psychologiques en ce moment, on ne peut savoir ce que c'est d'être dans ses souliers. Jouer à Montréal, encore plus pour un gars d’ici, et en plus sentir qu’on n’est pas capable de jouer à la hauteur de son talent, de son salaire, des attentes que l’organisation et les fans ont en lui, nul doute que ça devait peser assez lourd sur Jonathan. Et peut être que de faire un genre de brain reset (reset, mot favori de notre ami Bergevin) lui permettra de revenir à temps et en force pour les séries…


Mais si jamais son absence devait s’éterniser, il y aurait lieu de s’inquiéter. S’il ne se voit pas comme étant capable de revenir et jouer à 100%, de prendre des risques, de se sacrifier physiquement, d’accepter des contacts physiques, de démontrer de la hargne au jeu, alors là on devra vraiment se questionner sur le restant de sa carrière. Un changement de décor ne fera pas guérir ses bobos ou sa peur d'aller dans les coins. Je ne crois pas que la pression le dérange, ca me semble être plutôt relier à ses nombreuses blessures.


Bien dommage que ca pourrait se terminer ainsi….






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