Nick Suzuki: mirage ou oasis?

Ça va vraiment mal à Montréal. ̶L̶'̶I̶m̶p̶a̶c̶t̶ Le CF Montréal a échoué dans sa tentative d'accéder aux séries éliminatoires, les Alouettes réussiront de peine et de misère à s'y rendre, et le CH s'en va réellement nulle part. On devrait peut-être renommer notre belle ville Montrémal. Au fait, mes amis dans le Canada Anglais me disent que nous sommes vus comme le Loserville du pays.


On est rendu désespéré à un tel point qu'on essaie, tant bien que mal, de se chercher une vedette. S'imaginer un joueur qui nous donne un tel espoir, qu'un jour il pourra finalement nous sortir du marasme des dernières années (à l'exception faite du parcours de Cendrillon de l'été passé). Cette messie se nomme apparement Nick Suzuki (ou Suzy pour ses proches). Les fans, ainsi que certains dans les médias ne cessent de nous vanter ses mérites, et de nous le vendre comme la prochaine superstar du Canadien de Montrémal.


Oui il est vrai, Suzi Q accumule des points. Et il le fait avec une équipe qui est une des pires de la ligue dans son jeu de transition. Il le fait aussi avec une formation qui est très faible à la position de centre et, depuis le départ de Philippe Danault, Suzuki ne dispose pas de coéquipier pouvant l'épauler quand vient le temps d'affronter les centres numéros 1 des autres formations.


Mais ceci n'explique pas tout. Le dynamique attaquant peine à accumuler des points, voir même générer des chances de marquer lorsqu'il est confronté à des joueurs de centre de haut niveau. On l'a peu vu, hier, alors qu'il était souvent opposé au trio de Patrice Bergeron. Au fait, Suzy Q a tendance à disparaitre sur la route cette saison. Sa contribution offensive semble provenir en large partie de certaines présences à domicile, alors qu'il est confronté à des joueurs de moins bon calibre. On peut penser à son but contre les Flames alors qu'il avait déculotté le défenseur (de 3ième pair) Erik Gudbranson, pour ensuite marquer son filet. Il avait aussi bien paru contre les Golden Knights, qui étaient privés de leurs gros attaquants, et qui n'ont pas de joueur de centre dominant (Eichel changera sûrement la donne). Le match suivant, opposé à Kopitar et Danault, le numéro 14 du Canadien avait refait figure de Casper le gentil fantôme.


Je ne remets pas en question son potentiel, ni le fait qu'il a prouvé qu'il est un compétiteur hors pair, qui est capable d'élever son jeu lors des séries éliminatoires. Au fait, Nick Suzuki est le meilleur joueur de centre du CH depuis Vincent Damphousse. Et il faut certes s'en réjouir. Mais de là à le couronner comme un centre numéro un de haut niveau, il faut se garder une petite gêne. Il a bien des croutes à manger et je doute fortement qu'il soit un jour au même niveau qu'un Matthews, McDavid ou Draisaitl. Même un Tavares, Bergeron, ou Kopitar serait peu probable.


Mais dans un marché fou comme Montrémal, les fans semble avoir dévelopé une soif tellement excessive après une traversée du désert de plusieurs décennies, qu'ils ont tendance à se laisser leurer par des mirages en s'imaginant un oasis qui n'y est tout simplement pas....











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